Les indicateurs à suivre pour piloter sa trésorerie !
Au-delà des bonnes intentions, un pilotage efficace repose sur quelques indicateurs simples, à condition de les suivre avec régularité.
- Le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) — le montant que l'entreprise doit financer entre le paiement de ses charges et l'encaissement de ses ventes. Un BFR qui progresse plus vite que le chiffre d'affaires est un signal d'alerte à ne pas ignorer.
- Le DSO (délai moyen de paiement clients) — calculé simplement : (créances clients / CA TTC) x 365. C'est l'indicateur qui mesure concrètement l'impact des retards de paiement évoqués plus haut sur votre propre trésorerie.
- Le DPO (délai moyen de paiement fournisseurs) — le pendant côté fournisseurs, à équilibrer intelligemment avec le DSO sans dégrader la relation commerciale.
- La trésorerie nette — trésorerie active moins trésorerie passive, à suivre en valeur absolue, mais aussi en nombre de jours de chiffre d'affaires : c'est l'indicateur retenu par la Banque de France pour distinguer les entreprises résilientes.
- Le plan de trésorerie prévisionnel glissant — établi sur 3 à 6 mois et actualisé régulièrement, il permet d'anticiper les tensions avant qu'elles ne deviennent critiques, plutôt que de les subir.
En pratique, une TPE en phase de tension gagnera à suivre ces indicateurs chaque semaine ; une PME plus stabilisée pourra se contenter d'un point mensuel rigoureux.
